Joseph Joffre, précieux manuscrit dactylographié des « Mémo - Lot 87

Lot 87
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Joseph Joffre, précieux manuscrit dactylographié des « Mémo - Lot 87
Joseph Joffre, précieux manuscrit dactylographié des « Mémoires du Maréchal Joffre ». Réparties en 14 éléments sous chemises de carton gris-bleu : 11 fascicules pour le corps principal du texte de 1220 pages (1218 numérotés, plus une 997 bis et une 997 ter), contenant quatre parties allant de 1910 à son élévation à la dignité de Maréchal de France fin 1916 ; un chapitre en feuilles libres sans chemise relatant sa mission aux États-Unis en 1917 de 33 pages ; un grand fascicule intitulé « Atlas de croquis » contenant 22 plans imprimés et dessinés sur papier ou calque, certains dépliants ; et un fascicule de « Table des Matières » de 11 pages, soit 1253 pages de texte, 11 pages de table et 22 plans. Chaque chemise présente deux étiquettes manuscrites, l'une en haut à droite portant la mention « Exemplaire N°1 », l'autre en bas avec le numéro du fascicule et des chapitres qu'il contient ainsi que la répartition des pages. Le Maréchal, souhaitant que son manuscrit ne soit publié qu'après sa mort sans modifications, apposa sa signature sur chaque page des 11 fascicules (ou presque). Dans le fascicule n°1, la première page est signée « I J. Joffre » les suivantes simplement paraphées « I J.J. », dans le fascicule n°2 chaque page est signée « J. Joffre », le fascicule 3 de 64 pages techniques n'est pas signé, dans les huit fascicules suivants toutes les pages sont signées « J. Joffre » (sauf deux, pp. 696 et 753), soit plus de 1150 signatures au total. Au cours de cet exercice, le Maréchal apporta quelques corrections consistant généralement dans le biffage d'un adjectif ou d'un commentaire, parfois dans la suppression d'une phrase ou d'un paragraphe complet, découpé et remplacé par un morceau de papier collé. Ces corrections semblent vouloir adoucir certains jugements trop sévères notamment, sur des généraux, Murray (p. 554), Franchet d'Espèrey (p. 557), Foch (pp. 626, 627, 628), Pétain (p. 913), Leblois (p. 944), Fayolle (pp. 946,947, 981), Mangin (p. 989), Lyautey ministre (p. 1187, 1217,1218), des actions militaires, reprise de Douaumont (p. 990), des hommes politiques, Poincaré (pp. 956, 1214, 1215) et leurs actions (pp. 624, 1059, 1086), des états-majors et des gouvernements alliés notamment russe (p. 864), britannique (pp. 869, 961, 966, 1018, 1019), italien (pp. 1008, 1009, 1011), roumain (pp. 1039, 1040, 1044, 1047), son rôle (pp. 1193, 1206, 1207). Quelques points d'interrogations et questions de l'éditeur sont placés en marge, ainsi qu'une lettre à la Maréchale demandant des précisions. Quelques traces de manipulations sur les couvertures des fascicules (petites déchirures). Joint une lettre du Maréchal Joffre concernant ses dernières volontés datée du 5 décembre 1928 : « ceci est ma volonté, je désire que la Maréchale Joffre née Henriette Penon, ma femme, fasse paraitre après ma mort mes mémoires (1218 pages de texte toutes signées de moi, et 22 croquis. Dans le cas où elle (la Maréchale) mourrait sans avoir pu faire ce que je désire, elle pourrait les donner à sa fille fille (sic) Germaine, que j'ai élevée et qui est mariée à Monsieur Jacques Laffilllée, si toutefois elle le juge à propos. Le cinq décembre dix neuf cent vingt huit. J Joffre ». Format des 11 fascicules et de la table : 29,5 x 24 cm Format du fascicule de plans : 50 x 32 cm Ces mémoires, publiées en deux volumes chez Plon en 1932, un an après la mort du Maréchal, étaient précédées par ces mots d'introduction de l'éditeur : C'est en 1921, après son voyage officiel en Extrême-Orient, que le Maréchal fut sollicité par un de ses plus vieux et fidèles amis de rédiger ses Mémoires. Après avoir quelque temps hésité, il se décida à entreprendre cette tâche. La raison qui le détermina n'était, il l'a prouvé suffisamment par son attitude jusqu'à sa mort, ni le désir d'attirer l'attention, ni la pensée de provoquer des polémiques ou de répondre à des critiques et à des attaques. Il admit que, dans les hautes fonctions qu'il avait remplies avant et pendant la guerre, il se devait à lui-même de laisser derrière lui le récit de ses actions et un témoignage de ses pensées, et qu'il devait au pays qu'il a passionnément servi pendant soixante ans de sa vie la vaste somme d'enseignements qu'on peut tirer des gigantesques événements auxquels il a pris une part si importante. Commencés en 1922, ces Mémoires ont été achevés en 1928. Ils forment un manuscrit dactylographié de 1218 pages dont chaque feuillet porte en haut et à droite la signature du Maréchal. Ils comprennent quatre parties qui traitent : La première de l'avant-guerre depuis le moment où le général Joffre fut appelé au Conseil supérieur de la guerre, jusqu'au 2 août 1914. Les trois autres de la guerre depuis le début des hostilités jusqu'au moment où, élevé à la dignité de Maréchal de France (décembre 1916), il quitta le commandement des armées françaises. Ces Mémoires contiennent en outre, en un bref épilogue, le récit de son voyage en Amérique aux jours sombres du printemps 1917.
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